Pourquoi les PGGAS sont importants
La majeure partie du travail des artistes passe inaperçue et exige d’énormes sacrifices. Le chef d’orchestre qu’on ovationne bruyamment à la fin du concert vit, la plupart du temps, dans le plus complet isolement, à étudier des partitions en silence. Une actrice peut consacrer de longues heures dans son appartement à apprendre des répliques pour un rôle qu’elle n’obtiendra même pas, en fin de compte. Tel danseur se produit sur scène en dépit d’une blessure qui le fait atrocement souffrir. La grande majorité des artistes doivent prendre un deuxième emploi – intéressant dans certains cas, terriblement frustrant dans d’autres – pour pouvoir boucler leurs fins de mois.
Les artistes de la scène vous diront pourtant qu’ils se sentent profondément reconnaissants pour la carrière qu’ils ont choisie, et que ça vaut tous les sacrifices parce qu’ils ne se voient pas faire autre chose de leur vie.
Les Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (PGGAS) nous fournissent l’occasion, collectivement, d’exprimer notre reconnaissance à l’endroit des artistes dont les efforts acharnés et les sacrifices de toute une vie ont insufflé du sens, de la beauté et de la joie dans nos propres existences.
Chaque année, le Centre national des Arts rend célèbre les nouveaux lauréats à la faveur d’un Gala rempli d’hommages bien sentis et d’émotions.

Ce gala est également une grande fête, ainsi qu’un spectacle exceptionnel.
Cette année marque le 20e anniversaire et vous pourrez voir des prestations éblouissantes, des stars canadiennes et internationales de tout premier plan, des courts-métrages divertissants et quelques surprises qui vous laisseront bouche bée.
Venez remercier nos artistes avec nous.
Et profitez-en pour vous amuser en grand!
Nous sommes très heureux de vous présenter l’entrevue ci-dessous qu’a menée la blogueuse Pamela Hickman* (PH) avec Yaniv Dinur (YD), ancien participant au Programme de direction d’orchestre de l’Institut estival de musique. Yaniv Dinur y décrit en détail et en termes flatteurs l’expérience qu’il a acquise aux éditions 2005 et 2006 de l’Institut et la formation qu’il a reçue par la suite à l’Université du Michigan auprès du directeur du Programme de direction d’orchestre de l’Institut, Kenneth Kiesler.
PH : Vous êtes allé aux États-Unis en 2007 pour parfaire votre formation. Qu’est-ce qui a motivé cette décision?
YD : Deux années auparavant, j’étais allé au Canada, avec le soutien de la Fondation culturelle Amérique-Israël et de son chef de la direction Gideon Paz, pour prendre part à l’Institut estival de musique à Ottawa. Ce programme, qui offre aussi des leçons aux instrumentistes à cordes et de l’encadrement en musique de chambre, est dirigé par Pinchas Zukerman. Et il y a là un merveilleux orchestre – l’Orchestre du Centre national des Arts. Cette année-là, le volet Direction d’orchestre a connu beaucoup de succès, avec à sa tête le chef finlandais Jorma Panula. Zukerman m’a invité à revenir à l’édition suivante du programme, qui était dirigée cette fois par l’Américain Kenneth Kiesler, professeur à l’Université du Michigan. Au terme de l’atelier de 2007 sous sa supervision, j’ai décidé de suivre Kiesler et d’aller étudier avec lui au Michigan. J’y ai passé trois ans, au cours desquelles j’ai terminé mon doctorat en direction d’orchestre. Le programme d’études lui-même a surpassé toutes mes attentes, mais il ne m’a pas été facile de m’ajuster à l’approche de Kiesler. Ma carrière progressait très bien et j’avais déjà acquis beaucoup d’expérience comme chef pour mon âge. J’avais dirigé l’Israel Camerata Jerusalem à 19 ans, devenant ainsi le plus jeune chef à diriger un orchestre en Israël. J’avais aussi dirigé de nombreux orchestres un peu partout en Europe – au Portugal, en Russie, en Italie et en Irlande. J’avais remporté en 2005 le premier prix Yuri Ahronovitch au Aviv Conducting Competition en Israël. Il est permis de dire que j’étais un tantinet arrogant à mon arrivée à Ottawa – j’avais de l’expérience comme chef et le milieu de la direction d’orchestre m’était familier. Mais Kiesler a entrepris de m’enseigner de nouvelles choses, des choses qui sortaient du cadre auquel j’étais habitué, et il m’a fallu un moment pour m’ouvrir à cette nouvelle expérience. C’est là pourtant que j’ai découvert des facettes de la profession qui m’étaient jusque-là étrangères. L’approche de Kiesler a décidément changé ma façon de penser.
PH : Pouvez-nous préciser en quoi?
YD : Oui. L’aspect le plus fondamental pour lui est cette idée que le chef doit être l’expression visuelle de la musique. Cela veut dire que le plus petit détail a son importance… au point où la gestuelle pour une pièce en do majeur sera différente d’une autre en mi bémol majeur. C’est là un aspect crucial, qui a un effet direct sur les musiciens de l’orchestre et, par conséquent, sur la sonorité de leur jeu. Nul besoin de grands gestes emphatiques pour obtenir de l’orchestre un son forte. Tout est dans l’intensité des mouvements. Si les cors jouent à la quinte, ma gestuelle sera différente que s’ils jouent à la quarte. En d’autres mots, toute la gestuelle du chef doit être adaptée selon la pièce. La grande question est de savoir comment on s’y prend. Il faut développer un langage corporel hautement expressif et arriver au stade où l’on n’a plus besoin de « planifier » chaque mouvement. Kiesler m’a donné ce conseil : « Tu dois te montrer vulnérable face à la musique. » C’est une idée splendide, mais la formuler c’est une chose; la mettre en pratique c’en est une autre. Je pense bien n’y être parvenu personnellement que tout récemment : oublier tout et me libérer pour laisser la musique exercer sur moi son influence. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut exprimer la partition aux musiciens, en se laissant être la musique. Il va sans dire que cette approche m’a profondément changé et qu’elle a grandement modelé ma façon de diriger.
PH : Quels autres chefs vous ont influencé?
YD : Un autre grand musicien qui m’a marqué profondément est Pinchas Zukerman. Cet homme est un vrai magicien. J’ai beaucoup appris en le regardant répéter avec l’orchestre, en discutant musique avec lui et en étudiant ses annotations sur les partitions. Nous restons régulièrement en contact, et à chacune de nos rencontres, j’apprends quelque chose de nouveau.
L’entrevue complète avec Yaniv se trouve ici. Veuillez noter qu’elle se déroule en anglais seulement. Cliquez ici pour avoir plus d’information sur le Programme de direction d’orchestre de l’Institut estival de musique. Nous vous invitons à revenir prochainement à ce site pour tout savoir sur l’édition 2012. Nous y dévoilerons dans les prochaines semaines les noms des participants.
*Pamela Hickman enseigne la musique, est critique musicale et traductrice. Née en Australie, elle vit en Israël depuis 1968. Elle a étudié à l’Université de melbourne (Bacc. en langues, musique et éducation), à l’Académie de musique de Jérusalem (théorie et composition musicale) et à l’Université de New York (éducation musicale).
Oyez oyez, fans de la radio Espace musique et de L’Orchestre du CNA!
Nous sommes heureux d’annoncer des infos concernant des concerts diffusés sur Espace musique, à l’émission Soirées classiques de Michel Keable (diffusée au 102,5 FM dans la région de l’outaouais, ou en ligne sur le site d’Espace musique). Joignez Michel à 20 h les 13 (ce soir!) et 14 mars pour revivre ces beaux moments musicaux!
Mardi le 13 mars
Pinchas Zukerman en deux temps (première partie)
Pinchas Zukerman, violon
Jessica Linnebach, violon
Jethro Marks, alto
Amanda Forsyth, violoncelle
Angela Cheng, piano
Johannes Brahms Quatuor pour piano n° 3 en do mineur
Dmitri Chostakovitch Quintette avec piano
Le concert fut enregistré le 26 février 2012 au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa.
Animation : Michel Keable
Réalisation de l’enregistrement : CBC Ottawa
Réalisation de l’émission : Lorraine Chalifoux
Mercredi 14 mars
Pinchas Zukerman en deux temps (deuxième partie)
Nikolaj Znaider, violon
Orchestre du Centre national des Arts
Pinchas Zukerman, alto et direction
Jacques Hétu Symphonie n° 3
Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie concertante en mi bémol majeur
Piotr Ilyitch Tchaïkovski Concerto pour violon en ré majeur, opus 35
Le concert fut enregistré le 23 février 2012 à la Salle Southam du Centre national des Arts à Ottawa.
Ce matin, j’étais assise dans une immense salle de répétition dans le cadre de l’Atelier des chefs d’orchestre canadiens, où cinq jeunes chefs de partout au pays sont réunis pour travailler avec l’Américain Kenneth Kiesler, professeur en direction d’orchestre.
Pour exercer leur art, les participants ont à leur disposition nul autre que l’Orchestre du Centre national des Arts. Pendant les trois jours que durent les répétitions, l’ensemble – qui n’est pas le moindre – leur obéit pour ainsi dire au doigt et… à la baguette.
Durant la première séance de l’atelier, un des jeunes chefs, après avoir dirigé le deuxième mouvement de la Cinquième symphonie de Beethoven, a commenté qu’il n’arrivait pas à faire exprimer par l’orchestre tout à fait ce qu’il avait en tête.
« S’il y a un problème au dehors, regarde d’abord dans ta cour. »
J’adore regarder des maîtres travailler avec des jeunes artistes, sans doute parce que j’ai été moi-même été un étudiante. Pendant trois ans, j’ai étudié à la George Brown Theatre School. C’était un programme extrêmement intensif. Mais ce qui m’a plu par-dessus tout, c’est cette façon qu’avaient nos admirables professeurs de nous amener à nous centrer tout entiers sur l’instant présent, en faisant abstraction de tout l’environnement extérieur pour aller puiser à la source de ce que l’on voulait exprimer.
Et ce qui m’a fasciné de ces leçons auprès de maîtres enseignants, c’est que, chaque fois, j’apprenais non pas seulement sur le jeu d’acteur mais aussi sur ce que signifie la vie comme être humain.
Ce qui me ramène à cette petite phrase clé de Kenneth : « S’il y a un problème au dehors, regarde d’abord dans ta cour. »
Il y a plein d’enseignement dans cet énoncé. Est-ce là une variante de la Règle d’or? Oui.
Une leçon sur la bonne entente à cultiver avec nos collègues, notre partenaire, notre famille? Absolument.
Et bien sûr, comme je l’ai appris aujourd’hui, ça peut vous aider à diriger un orchestre.
Cher Philippe,
La vie nous appelle à de grandes choses! Le personnel placeur, présent et ancien, le personnel du Centre national des Arts et moi-même te félicitons d’avoir franchi toutes les étapes menant à la grande finale dans la course aux Oscars.
Nous saluons ton extraordinaire contribution à la mise en valeur du cinéma canadien et des artistes de chez nous sur la scène internationale. Avoir été sélectionné pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère est tout un exploit en soi.
Félicitations, et longue vie au cinéma canadien et au cinéaste Philippe Falardeau!
Gaston Roussy
Gestionnaire des salles du CNA
Cette lettre fut écrite par le gestionnaire des salles du Centre national des Arts et envoyée plutôt cette semaine au personnel placeurs, présents et anciens, et a été reproduite avec sa permission.
J’ai l’immense plaisir de vous informer que notre ancien collègue et ami, Philippe Falardeau, a fait un spectaculaire retour au Centre national des Arts lundi soir dernier après 25 ans d’absence. Il a pu retisser des liens avec les gens et les lieux qui l’ont marqué lorsqu’il était à notre service de 1985 à 1987.
Permettez-moi de citer le journal Le Quotidien (Chicoutimi, QC), en date du 7 février : « Ottawa – Philippe Falardeau a vraiment eu l’impression “de rentrer à la maison”, hier soir, au Centre national des Arts, où Monsieur Lazhar était projeté en grande pompe. “En fait, si j’étais arrivé tout seul, je me serais dirigé vers les casiers pour me changer!”, a raconté en riant le cinéaste gatinois, pour qui on déroulait le tapis rouge au CNA, là où il a déjà été placier, au milieu des années 1980. » Il se souvient particulièrement des concerts de musique classique. « C’est drôle, parce que c’est la première fois que j’utilise du classique dans un des mes films. Mais c’est bien au Centre national des Arts que j’ai fait mon éducation à ce chapitre », a souligné Philippe, qui a inclus des pièces de Scarlatti et de Mozart dans la trame sonore de Monsieur Lazhar.
J’ai eu le bonheur de m’entretenir avec Philippe à quelques reprises durant cette mémorable soirée. Vous trouverez d’ailleurs en pièce jointe une photo de nous deux prise au Salon lors de la réception. Nous nous sommes remémoré de bons souvenirs.
L’Honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles et l’hôte de l’événement, a prononcé une allocution après laquelle il a invité Philippe à prendre la parole. Avant même qu’il ne prononce un mot, l’auditoire d’au-delà de 850 personnes, y compris le personnel placeur, lui a réservé une ovation. Philippe a par la suite débuté son allocution avec le fameux : « Good evening, bonsoir! » Ensuite, lampe de poche en main, il a fait semblant d’accompagner un spectateur à sa place en lui disant : May I help you to your seat. This way please… Philippe n’a pas perdu son sens de l’humour. Il a tout de suite su charmer son public qui l’a chaudement applaudi.
J’ai également eu le bonheur de voir ce film tant attendu, que j’ai trouvé à la fois drôle et poignant par moments. Les jeunes acteurs étaient extraordinaires, d’une intelligence lumineuse. Je vous le recommande fortement. Après la projection du film, Philippe est remonté sur scène accompagné de deux des jeunes comédiens du film, Sophie Nélisse et Émilien Néron. Leur présence sur scène fut à nouveau suivie d’une ovation.
Au risque de me répéter, nous sommes fiers et heureux d’avoir contribué à l’éclosion professionnelle de Philippe, et de sa brillante réussite. Nous serons de tout cœur en pensée avec lui le dimanche 26 février prochain lors de la 84e soirée des Oscars. Le fait de voir le film de Philippe en nomination avec les plus grands des producteurs d’Hollywood, et sa présence au plus grand gala au monde, sont déjà pour nous un véritable exploit qui nous comble de joie.
Cordiales salutations.
Gaston
L’arrivée de décembre signifie que tout le monde commence à penser aux Fêtes, et les hommes de partout qui s’étaient laissé pousser une moustache affichent maintenant une lèvre supérieure sans poil. Ce n’est pas le cas pour Chris Bisson, Sean Fitzpatrick, Berry Frazer, Jonathan Holtby et Sylvain Lavoie du département de Marketing du CNA qui ont conservé leur look Movember quelques jours de plus afin d’amasser des dollars supplémentaires.
Ces messieurs ont organisé, vendredi, dans un dernier effort Movember, un dîner-pizza qui leur a permis d’amasser plus de 400 $ en une heure à peine. Cette somme a fait grimper leur somme recueillie à plus de 2000 $, ce qui constitue plus du double de leur objectif initial de 1000 $.
Et maintenant que novembre est terminé, ils pourront se remettre à se raser à nouveau !
Merci à vous tous de votre appui et de vos dons aux MMMs, vous avez aidé une super cause. N’oubliez pas qu’il est toujours possible de donner directement sur le SITE MOVEMBER.
Cette année à Ottawa, le Pennsylvania Ballet apportera un peu plus de magie aux Fêtes de fin d’année lorsqu’il fera ses débuts au CNA avec son célèbre spectacle – Le Casse-Noisette de George Balanchine MC. Cette spectaculaire production fait appel à l’art passionné et à la virtuosité technique de la compagnie de réputation mondiale, à de somptueux décors et costumes produits par son célèbre département de design, ainsi qu’au talent de dizaines de jeunes danseurs et danseuses d’Ottawa invités sur scène par le Pennsylvania Ballet. Cependant, l’élément le plus brillant de la production, surtout pour les fervents amateurs de cette tradition du temps des Fêtes, sera la singulière chorégraphie, lumineuse et éclatante, de George Balanchine.
Salué comme le fondateur du ballet aux États-Unis, George Balanchine est né à Saint-Pétersbourg, en Russie, d’un père géorgien et d’une mère russe. À sa naissance, il portait le nom de Giorgi Balanchivadze. À neuf ans, Balanchine découvre le ballet tout à fait par hasard lorsqu’on lui demande de danser à une audition où il avait accompagné sa sœur. En 1924, lors d’une tournée en Allemagne avec une troupe de danseurs soviétiques, il parvint à faire défection et à s’enfuir à Paris. La chance sourit à nouveau à Balanchine lorsqu’il fut présenté au célèbre imprésario Serge Diaghilev qui l’invita à devenir le chorégraphe de la troupe nouvellement constituée des Ballets Russes. Il travaillera près d’une décennie avec cette compagnie, créant des œuvres et élaborant le style néoclassique qui a fait sa renommée, avant de s’installer aux États-Unis en 1933 et de fonder la School of American Ballet (et plus tard l’American Ballet et le New York City Ballet). Jusqu’à sa mort en 1983, il demeurera un prodigieux créateur dans le domaine de la danse et continuera à influencer la culture.
Par ses chorégraphies et sa formulation du style néoclassique, Balanchine a transformé la perception du ballet dans le monde. Rejetant le mime et la dramatisation qui caractérisaient jusque-là les ballets narratifs russes, Balanchine a utilisé le vocabulaire traditionnel du ballet pour développer une forme d’expression moins rigide et confinée. Dans son style chorégraphique, le public a découvert une élongation des lignes sans précédent dans les autres ballets, un abandon de l’espacement symétrique exigé dans les styles antérieurs, et l’introduction de tempos extrêmes et de prouesses techniques, éléments entièrement nouveaux dans cette forme d’art. On peut affirmer hors de tout doute que les innovations apportées par Balanchine au ballet ont eu un impact direct et ont influencé depuis tous les créateurs du milieu de la danse.
Le Casse-Noisette de George Balanchine MC, chorégraphié en 1954 pour le New York City Ballet, est un exemple éblouissant, ludique et probant de l’héritage chorégraphique que nous a laissé Balanchine.
Les amateurs de danse peuvent avoir un aperçu du spectacle et écouter les propos de Ian Hussey, premier danseur du Pennsylvania Ballet, en cliquant sur le lien ci-joint.
http://www.youtube.com/watch?v=fn4c5ylWmes&feature=player_embedded
Le Pennsylvania Ballet présente Le Casse-Noisette de George Balanchine MC, du 1er au 4 décembre 2011 à 19 heures, et les 3 et 4 décembre 2011 à 13 h 30. On peut trouver ci-joint tous les détails sur le spectacle et des renseignements pour l’achat des billets.
Les Magnifiques Moustaches du Marketing du Centre national des Arts croissent avec le succès de l’initiative Movember alors qu’on amorce la seconde moitié de novembre.
Depuis les dernières semaines vous avez probablement remarqué que plusieurs hommes arborent différents styles de pilosité labiale afin de contribuer au projet Movember. Parmi eux, Chris Bisson, Sylvain Lavoie, Jonathan Holtby, Sean Fitzpatrick, Frazer Berry et Fernand Déry du Marketing et du Théâtre français du NAC se sont rasés le dessous du nez pour la dernière fois au début novembre ; comme nous venons d’amorcer la seconde moitié du projet, il nous a semblé que le moment était opportun de vous montrer le progrès.
Voici de quoi ils ont maintenant l’air :
Tous les ans, en novembre, Movember fait surgir des moustaches sur des milliers de visages masculins, au Canada et ailleurs dans le monde. Grâce à leur « Mo », ces hommes recueillent des sommes indispensables à la santé masculine, en particulier pour le cancer de la prostate, et sensibilisent ainsi la population à cette problématique. L’objectif des MMM est de recueillir, en tant qu’équipe, la somme de 1000 $.
Merci de votre appui. Veuillez d’ailleurs faire circuler ce courriel à quiconque voudrait encourager les MMM. Les dons peuvent être versés directement sur le site Internet de Movember à l’adresse suivante : https://www.movember.com/ca/register/details/team_id/235390
Chaque année au mois de septembre, le Toronto International Film Festival (TIFF) attire les comédiens, les réalisateurs et les cinéastes les plus célèbres et les mieux rémunérés du monde pour 10 jours de projection de superproductions cinématographiques, de galas prestigieux et d’une fête du cinéma qui s’empare de toute la ville.
Un des films les plus attendus au festival de cette année était Pina, un documentaire en 3D sur la danse signé par Wim Wenders, dans lequel le réalisateur tente de saisir l’atmosphère brillamment inventive des chorégraphies créées par la légendaire Pina Bausch et sa célèbre compagnie, Tanztheater Wuppertal. Pour y parvenir, Wenders a filmé des extraits de nombreuses œuvres comptant parmi les plus célèbres de la prolifique pionnière de la danse moderne, en plein air dans les rues et les parcs de la ville de Wuppertal, en Allemagne, afin de capter la tension dramatique et la puissance de son saisissant répertoire.
Voici ce qu’écrit Piers Handling, le responsable de la programmation du TIFF, dans ses notes de présentation :
« Ce film a failli ne jamais exister. Peu de temps avant le tournage qui devait débuter en 2009, le sujet même du documentaire, la chorégraphe et artiste de génie Pina Bausch, est morte subitement, quelques jours après que l’on eut découvert qu’elle était atteinte du cancer. Wenders, qui est lui-même un véritable virtuose à sa manière et un des plus célèbres cinéastes allemands de l’après-guerre, avait presque abandonné son projet lorsque la magnifique troupe de danse de Pina Bausch décida de ne pas baisser les bras. C’est ainsi que Wenders se mit à la tâche et produisit ce magnifique hommage en 3D.
[...] Wenders filme les danseurs en plein air, dans les rues et les parcs de Wuppertal —où est établi le Tanztheater Wuppertal, la compagnie de Pina Bausch— qui servent ainsi de toiles de fond à quelques unes des productions les plus connues de la chorégraphe.
La joie pure, l’abandon et la présence physique des chorégraphies de Bausch sont ici clairement illustrées et Wenders a su parfaitement capter l’essence de son travail. »
Regardez un extrait de ce film remarquable en cliquant ici pour voir la bande-annonce.
Les amateurs d’Ottawa auront l’occasion de voir le film le 22 novembre au cinéma Empire du Centre Rideau. Billets et renseignements
Cependant, mieux encore qu’un film en 3D, vous pouvez assister à une des deux représentations de Danzón que donnera le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch en exclusivité canadienne au Centre national des Arts. (Cliquer ici pour les détails)





